Le meilleur du Master MIPC

Après des mois sans écrire un seul article, aujourd’hui je vous propose de revenir sur mon expérience à l’ESSEC dans le cadre du Master Professionnel Marketing International de le Parfumerie et de la Cosmétique en alternance chez BCM Cosmétique (FAREVA), en partenariat avec l’ISIPCA et l’UCP.

Si comme moi vous avez un profil scientifique, que vous avez passé du temps à la paillasse mais que vous rêvez de passer de l’autre coté de la force en devenant une meuf chiante du marketing marketeuse, alors ce master est fait pour vous. Pour répondre à une question qui m’a été posée, pas besoin de réviser en avance pour vous mettre à niveau avant de commencer. Pas de panique, cette année de formation est justement faite pour ça ! Les profils scientifiques pourront acquérir des compétences clés en marketing, tandis que les profils commerciaux pourront acquérir des compétences techniques. Si vous souhaitez tout de même un peu de lecture, vous pouvez vous procurer les Maxi Fiches de Marketing aux éditions Dunod pour réviser facilement vos cours de marketing et pour connaitre tous les secrets de la formulation cosmétiques et mieux comprendre vos produits je vous recommande La Conception des Produits Cosmétique – La Formulation édité par la Cosmetic Valley.

Niveau recrutement il n’y a pas vraiment de secret, déjà il faut passer l’IAE-message (lien à la fin de l’article) et ensuite savoir se vendre comme à chaque fois qu’on postule quelque part. C’est aussi important d’avoir un projet professionnel réfléchi et de savoir l’expliquer, c’est primordiale de savoir décrire ses expériences passées afin d’en dégager les points positifs comme négatifs car ce sont elles qui vous ont menées où vous êtes aujourd’hui.

Moi j’ai adoré mes années à formuler du soin et du maquillage, à comprendre les concepts scientifique qui se cachent derrière les produits que l’on utilise tous les jours, à imaginer des méthodes pour déjouer l’impossible… Ces années m’ont aussi permises de comprendre que je voulais plus, que je ne voulais pas passer toutes mes journées en blouse dans un labo, que je voulais imaginer, créer mes propres concepts en fonction des tendances et de ma sensibilité et en suivre le développement…

Une chose est sure, c’est pas évident de se sentir légitime en marketing quand on n’a fait que des sciences toute sa vie. On a forcément des lacunes même si on peut tout apprendre sur le tard, du coup ça me paraissait hyper important d’avoir un autre diplôme pour valider officiellement ces nouvelles compétences. Et quitte à faire un programme accéléré d’un an, pourquoi ne pas viser une des meilleurs écoles avec l’ESSEC ? Le master MIPC a clairement été ma porte d’entrée en or massif vers ce nouveau monde… Il m’a apporté la légitimité dont j’avais besoin pour qu’on me fasse confiance dans cet univers tandis que mon expérience hyper complète (marketing stratégique, développement et opérationnel) en entreprise, en sous-traitance, m’a donné confiance en moi même, en mes compétences et en ma capacité d’adaptation.

Dès le début, l’une des choses que j’ai beaucoup apprécié de la part de l’école, c’est l’aide fournie pour que tout le monde trouve une alternance. Sur une quarantaine de personnes, une seule n’a pas trouvé d’entreprise. Et pour ma part, malgré mon absence d’expérience en marketing, grâce à l’école mon profil a été sélectionné sans que j’aie à postuler. L’entreprise était justement à la recherche d’un profil avec des connaissances en formulation, par la suite, j’ai donc passé deux entretiens avant d’être officiellement prise par BCM Cosmétique pour un poste en marketing développement, exactement ce que je voulais ! Et à la suite de mon alternance, comme vous le savez j’ai été recrutée en CDI avec un statut cadre. Ce qui est à peu près la situation rêvée par tout alternant !

Concernant le contenu des cours et le contrôle de connaissances, l’un des atouts de cette formation c’est le nombre important de présentations orales tout au long de l’année qui vous feront d’une part développer votre aisance à l’orale et d’autre part votre sens du travail en équipe. C’est d’autant plus enrichissant que chacun ayant eu un parcours différent, cela amène des axes de réflexion très variées et complémentaires lors des sessions de brainstorming et de travaux en équipe. Il y a évidemment en plus de ces présentations, des partiels, un rapport d’alternance à rédiger ainsi qu’une soutenance orale sur le sujet choisi…

Les cours se tenaient à Versailles dans les locaux d’ISIPCA et à Cergy dans les locaux de l’ESSEC ou de l’UCP. C’est l’Université de Cergy-Pontoise qui délivre le diplôme mais je vous conseille de mettre l’ESSEC en avant sur votre CV car les choses ont beau avoir évoluées, avec des entreprises qui recherchent de plus en plus des candidats aux parcours atypiques, le fait est que le prestige d’une l’école joue beaucoup surtout au début d’une carrière. J’ai d’ailleurs appris récemment que c’était un élément très importants pour les chasseurs de têtes, qui classent les écoles selon des critères internes pour sélectionner les ‘meilleurs’ candidats pour leurs clients.

Parmi les trucs les plus cool et inoubliables que j’ai pu faire pendant mon année en MIPC, il y a eu ces deux voyages professionnels assez fous… Le premier, à Singapour avec l’ESSEC pendant 10 jours où nous suivions des cours sur l’économie, la culture, le management de l’innovation et le business dans les pays d’Asie. Nous y avons fait des visites d’entreprise, notamment COTY et Sephora et pour ma part un sacré shopping de benchmark cosmétiques pour le boulot ! Le second, en Angleterre pendant 1 mois où j’ai pu rejoindre une partie de l’équipe marketing qui était basée à Nottingham, perfectionner mon anglais et vivre un expérience assez hors du commun quand on est en alternance. Et un mois, ça laisse aussi du temps pour faire un peu de tourisme…

ll faut savoir que quand vous êtes en déplacement professionnel, vous ne payez rien, le transport et les frais de restauration sont pris en charge par votre employeur.

Juste une dernière chose concernant les cours, certains auront sans doute l’impression d’avoir des redites par rapport à leur précédent parcours, C’était le cas pour moi avec certains cours à l’ISIPCA notamment les cours de formulation. C’était également le cas des étudiants venant de filières commerciales notamment quand nous étions à l’UCP où les cours sont très théoriques et assez basiques pour des personnes ayant déjà fait du marketing. Mais personnellement j’ai adoré perfectionner mon nez même si j’avais déjà eu des cours d’olfaction auparavant et je ne pense pas ça si terrible d’avoir de faire des rappels de notions qu’on pensait connaitre puis finalement qu’on a un peu oublié.

En revanche les cours de l’ESSEC sortent un peu du commun, ils sont assez interactifs (sauf peut être la finance 😅) et vivants. Je me rappelle qu’une de nos profs avait organisé un concours avec la marque Clinique. On devait proposer une stratégie digitale pour développer leur présence sur le web et les réseaux sociaux. L’équipe gagnante devait présenter leur projet à des membres du bord de Clinique avec la possibilité d’être recruté par la marque à l’issue de cela. Bon, je crois que personne n’a été recruté mais c’est quand même hyper cool comme opportunité.

Voila, je crois que j’ai fait le tour, j’ai été un peu brève sur le recrutement donc pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter les sites de l’ISIPCA et de l’UCP. J’ai essayé de ne pas faire de redite avec ce qui est déjà disponible sur les deux sites ci-dessus et vous donner mon ressenti ainsi que des détails que vous ne trouverez dans aucune plaquette de formation.

N’hésitez pas à me faire part en commentaire de vos questions.

J💋

Cliquez pour connaitre les dates des prochaines sessions >> SCORE IAE-MESSAGE <<

4 commentaires sur “Le meilleur du Master MIPC

  1. Alors déjà félicitations pour tous ces accomplissements, tu dois être très fière de ton parcours !
    Je suis cette année en MSc 3 Cosmétique à l’isipca et je m’ intéresse de plus en plus à l’aspect marketing, comme tu le décris dans cet article j’ai du mal à me voir passer toute ma vie au labo, j’ai envie d’exprimer davantage mes idées et ma créativité. J’ai donc très envie de suivre ta voie et d’entrer en MIPC également. J’aurais juste deux petites questions concernant les admissions : tu n’avais pas du tout d’expérience en marketing avant le MIPC ? Et concernant le score IAE Message comment t’y es-tu préparée? J’ai un peu de mal à jauger le niveau requis pour réussir ce test.
    Désolée pour ce pavé, et merci à toi pour ce super article !

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    1. Coucou Abigaël, à vrai dire je suis encore au tout début de ma carrière du coup je n’ai pas l’impression d’avoir accompli de grandes choses, je me sens juste hyper chanceuse et reconnaissante.
      Alors pour répondre à tes questions non, en effet, je n’avais aucune expérience en marketing, j’avais toujours été en R&D auparavant.
      Ensuite, pour le score IAE j’ai acheté le bouquin avec les annales genre 2 semaines avant le test, j’ai lu quelques pages, j’ai trouvé la culture G assez compliquée car hyper vaste (économie, vie des entreprises, politique et culture international) et qu’avec les cours c’était pas franchement la période où j’étais hyper à l’affût de toutes les actualités mondiales… Les maths également compliqué, ça faisait hyper longtemps que je n’en avais plus fait donc se remettre dedans 2 semaines avant l’exam c’était assez chaud ! En ce qui concerne le Français, c’est ma langue natale et je suis plutôt bonne en orthographe, grammaire etc donc aucun souci. Et enfin, l’anglais, j’ai toujours adoré ça, je suis pratiquement bilingue donc aucun souci non plus. Du coup c’est simple, après avoir lu ces quelques pages, je refermé le bouquin et je me suis dit que je n’avais pas besoin de réviser puisque je ferais l’impasse sur les maths et la culture G et que je miserai tout sur le français et l’anglais. ça a été le pari gagnant pour moi car j’ai fini dans le premier quartile.
      Donc forcément j’ai commencé par le français et l’anglais pour pouvoir les finir et mettre le maximum de chance de mon coté, ensuite j’ai fait tout ce que je pouvais en culture G et j’ai fini par les maths que j’ai terminé en cochant A partout car il n’y avait plus de temps.

      Mon conseil si tu veux réussir sans stress, immense à réviser dès maintenant la culture G (l’exam est censé être basé sur les 12-24 mois précédents mais je me rappelle qu’il y avait des questions sur des évènements historiques…) et de façon général les matières que tu trouves le plus compliqué.

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  2. Bonjour Jane et encore félicitations pour ton parcours! J’aurais une petite question : je pensais que le pôle R&D permettais justement de faire de la recherche et de pouvoir innover et créer de nouveaux produits, mais à te lire j’ai l’impression que c’est le pôle marketing qui sort les nouveaux produits. Pourrais-tu m’eclairer sur ces points?
    Merci à toi 😉

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    1. Hello Si-bella, alors en effet tu as raison. Si tu veux, il y a deux types d’innovations, celle qui est poussée par la technologie et donc qui vient de la R&D et celle qui est poussée par les insights marché et donc qui vient du brief marketing. Bien souvent on a un mélange des deux. Ce qu’il faut savoir aussi c’est qu’en R&D tous les services ne font pas forcément de l’innovation, certains font du développement et donc ne fonctionne que suite à un brief.

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